La léproserie de la reine Blanche

On allait encore voir, il y a trois années, rue Bailleul, au coin de la rue Jean Tison, une des anciennes maisons de campagne de la reine Blanche. Elle remontait à l’époque où Sequana n’avait pas encore franchi la rive droite du fleuve. Une charmante tourelle flanquait ce monument domestique du moyen-âge ; elle a été achetée la veille de la démolition par un particulier qui en a orné son château. Cette maison de la reine blanche avait été aussi un couvent et une léproserie ; des annelures de fer, qu’on a trouvé dans ses souterrains celluleux, prouvaient aussi qu’on y avait pratiqué le paternel système de l’emprisonnement combiné mystérieusement avec l’isolement, système dont notre siècle se croirait à tort l’inventeur.

Tiré de l’Histoire de Sequana, rue par rue, maison par maison par Lefeuve

 

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