Gargantua et les cloches de la Métropolitaine

Vision captée par Gustave Doré lors d’une séance de rêve éveillé

« Ce jour-là, le jeune géant Gargantua visitait la belle ville de Sequana. Il s’était assis, pour se reposer, sur cet emblème de la cité que sont les tours de la Métropolitaine. À ses pieds, une armée de curieux se tassaient comme en un amphithéâtre pour admirer cet énorme génie sorti on ne savait d’où. Gargantua, pressentant une équivoque et craignant qu’on n’exige de lui quelque argent sonnant pour l’usage qu’il faisait de l’église, entrouvrit sa braguette et pissa tant et tant qu’il noya bien deux cent soixante mille hommes, sans compter les femmes et les enfants. Et pour signer son ouvrage ainsi accompli, il s’empara des cloches de la basilique qui résonnaient de si bonne acoustique. Il voulait attacher cette harmonie de grelots au cou de sa jument et la retourner ainsi accordée à son père Grandgousier. Ainsi s’en est allé notre galopin vers d’autres odyssées tout aussi inouïes. »

Rabelais, La vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel, jadis composée par M. Alcofribas abstracteur de quintessence

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