L’Hôtel du Numéro Deux

A l’ombre de la cathédrale, et des vieux marronniers fleuris,

Est une maison sépulcrale qui s’efface sous le ciel gris.

Là, l’hospitalité se donne : grands ou petits, jeunes ou vieux,

On ne sait refuser personne, à l’Hôtel du Numéro Deux.

Ici, gens fatigués de vivre, sachez qu’en pleine floraison,

Qu’en hiver où règne le givre, il n’est pas de morte saison :

Sachez que tous les locataires sont discrets comme des chartreux ;

Jamais de cancans, de mystères, à l’Hôtel du Numéro Deux.

C’est gratuit, en cette demeure, le jour aussi bien que la nuit :

On vous y reçoit à toute heure, à midi tout comme à minuit.

[…] A tout hasard, moi, je compose sur des sujets très ténébreux…

Les vers valent mieux que la prose à l’Hôtel du Numéro Deux.

Clovis Pierre (greffier du Numéro Deux), Les Gaietés de la Morgue

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